Internet et NTIC : Un usage à revoir .

Esclave ou maître, qui sommes-nous?
Techno: Proposé par Max actualisé le 11/01/2018

L'informatique à ses débuts était un outil au service des utilisateurs. Avec le développement d'internet et de l'interconnexion permanente, le principe s'est inversé. Les utilisateurs sont devenus des souris de laboratoires dont les comportements sont observés, scrutés à l'aide des NTIC.

Il est plus que temps que nous apprenions, enfin, à utiliser les NTIC à notre bénéfice et non l'inverse.

Combien d'entre nous ont reçu une ou plusieurs formations pour apprendre à maîtriser ces outils, je dis maîtriser, pas utiliser ?
Pour combien d'entre nous l'apprentissage de ces outils s'est fait de manière empirique, confronté à l'outil pour un usage basique.
Combien d'entre nous ont lu le mode d'emploi, la notice d'utilisation ?
Combien savaient qu'en achetant un smartphone, ils seraient pistés pour ne pas dire espionnés (observés à leur insu, secrètement)
La même question vaut pour les moteurs de recherches et les sites que nous visitons.
Qui savait, avant les lanceurs d'alertes, que nos communications, téléphone ou courriel, étaient surveillées?
Qui sait ou se rappelle que les FAI conservent pendant un an le journal de vos connexions et les fournira sur simple requête administrative ?

Nous sommes passés d'un monde de liberté relative à un monde de surveillance généralisée avec la collecte permanente d'informations et de données pour un usage non avoué ni explicite.

La seule réponse à ces questions est la formation à la maîtrise des NTIC. Tout comme pour la lecture, il ne suffit pas de décrypter mais de comprendre.

Donc, nous devons revoir de fond en combles nos usages de l'internet et des NTIC pour qu'ils ne soient, à nouveau, que des outils à la disposition de l'utilisateur, pour ne plus être submergé par une avalanche de nouveautés, pas vraiment nouvelles dans le principe mais dans leurs apparitions sur le marché. L'hyper-consommation existe là aussi nous faisant perdre beaucoup d'agilité par une remise en cause permanente de notre organisation. L'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs.

Toute justification par un nouveau modèle économique n'est pas pertinente.

Aucun modèle économique ne devrait mettre en coupe réglée les consommateurs, autrement dit assujettir ses clients et exercer une forme de domination notamment par le monopole. N'oublions pas, que quel que soit le modèle économique, nous sommes tous, tour à tour, producteurs ou prestataires et acheteurs ou utilisateurs.
Comment peut-on accepter qu'une société comme Amazon, ayant vendu sans faire de bénéfices pendant des années, ruine aujourd'hui le commerce local tout en faisant de son patron l'homme le plus riche du monde en 2017?

Vous voulez pérenniser votre activité, continuer à bénéficier de commerces et de services de proximité, alors n'utilisez plus les services en ligne qui épient vos moindres clics de souris, vos recherches et vos échanges ou navigation sur Internet. Au-delà de la sauvegarde de vos emplois, c'est la préservation d'un mode de vie qui est en jeu. Dans le cas contraire, c'est une marche forcée, inéluctable vers la paupérisation de notre société. La délocalisation de la production de richesses et l'évasion fiscale se font au détriment de la collectivité, au seul bénéfice de quelques-uns.

La nécessaire maîtrise des outils de communication, électronique ou non, doit nous permettre tout à la fois de nous ouvrir aux autres mais aussi de nous préserver d'une utilisation excessive, abusive de nos données ou d'une usurpation d'identité.

Devant les NTIC, nous sommes en situation de déficience intellectuelle. Nos apprentissages n'ont pas suivi l'évolution des usages et des techniques.

Et cela ira en s'aggravant avec le transfert vers le mobile des usages de l'Internet. Pour des raisons techniques sur les mobiles, tablettes et smartphones, les applications sont de plus en plus basiques et ne sont plus que des interfaces avec le cloud, autorisant des réponses binaires sur un parcours balisé, très balisé pour vous amener à la réponse souhaitée par l'éditeur du "service". Ainsi qu'il pleuve, neige ou vente vous serez content. Bref, content, pas content, content quand même!

Conclusions : revoyons nos usages de l'internet sous toutes ses formes, réorganisons nos entreprises sans tout axer sur le numérique et sur le Cloud, qui n'est l'Alpha et l'Oméga que de quelques-uns. Si de nombreux services en ligne sont utiles et efficaces, gardons notre indépendance à l'égard des structures ou des plateformes. Nous en avons l'usage et l'utilité mais elles sont, ou devraient être à notre service. L'inversion des normes n'est pas que dans le code du travail.

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