De l'illusion du vaccin tout puissant, contre la covid-19.

Gestion: Proposé le 17 septembre 2020 par Marc Bertin actualisé le le 21 janvier 2021.

N'allez pas croire que je sois contre la vaccination, mais on nous lanterne, à longueur de discours à caractères plus ou moins officiels, avec les espérances d'un vaccin, solution à tous nos problèmes, avec des annonces de commandes de millions de doses de vaccins qui sont encore dans les tubes à essais, à coup d'incantations du type de celle issue du conte Barbe bleue de Charles Perrault "Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois rien que le soleil qui poudroie,
et l’herbe qui verdoie
", tout comme nos politiques le font depuis des dizaines d'années avec le chômage et, depuis le début de l'année 2020, avec la crise sanitaire.

Mais s'il en est des (pré) commandes de vaccins comme celles des masques en début d'épidémie de coronavirus, on peut toujours attendre et il est inutile d'espérer une vaccination rapide et d'ampleur de la population.

La réalité est qu'il va falloir apprendre à vivre avec le coronavirus comme l'on vit avec la grippe saisonnière et dans le meilleur des cas, peut-être pourrons-nous bénéficier d'un vaccin annuel.

La croyance en la toute-puissance de la science et de la technique a conduit à nombre d'erreurs dans la gestion de la prévention de l'épidémie. L'une des dernières en date est la reprise de la scolarité dans les écoles, collèges et lycées dans les mêmes conditions, à quelques aménagements près, qu'avant le début de l'épidémie, sans tenir compte de l'expérience vécue à la Réunion dont la rentrée scolaire s'est faite plus tôt qu'en métropole, le 17 août 2020 et où il fut constaté dès le jour de rentrée des cas de contaminations puis dans les jours suivants des fermetures de classes. Est-il encore possible de croire que les enfants ne sont pas de vecteurs de contamination ? Tout au moins comme trait d'union entre l'école et la famille et, à tous le moins, un accélérateur ou amplificateur de la contamination

Il semble que l'origine, non pas géographique, mais technique, ici biogénétique, du virus soit due à des manipulations de laboratoires, sans que soit précisément connu le moyen de contamination initiale avant la contamination inter-humaine. Le marché comme celui de Wuhan est signalé comme tel. Ce qui expliquerait en partie sa relative stabilité ou sa faible mutation au fil des contaminations. L'existence de deux souches concurrentes, dites S pour la plus ancienne et L pour la plus récente et aussi la plus agressive, elle représenterait 70% des cas de contaminations, ne contredit pas cette hypothèse.

Quant à l'origine géographique d'émergence du Covid-19, la ville de Wuhan en Chine ne peut être contestée puisque selon l'OMS, un premier groupe de cas y fut signalé le 31/12/2019.

OMS: la chine a identifié un nouveau type de coronavirus

Il n'est guère possible de croire à la fiabilité des informations des autorités chinoises qui ont, dans un premier temps, niées l'existence d'une contamination malgré les signalements faits par plusieurs médecins, notamment comme l'indique cet extrait d'article.

Extrait du journal Le Parisien sur l'origine chinoise du coronavirus

Lectures complémentaires :

  • la fiche Covid-19 de l'Institut Pasteur
  • A propos de la toute puissance de la science et de la médecine, Semmelweis de Céline
  • COVAX : collaborer pour un accès mondial et équitable aux vaccins contre le virus de la COVID-19

Actualisation du 21 janvier 2021

Si mon affirmation n'était qu'intuitive et basée sur, entre autres, l'exemple de la grippe espagnole de 1918, qui se développa par vagues de contaminations successives comme notre actuelle épidémie de covid-19, elle se trouve confortée par cette étude rapportée par la revue Science qui montrerait que l'évolution du SARS-CoV-2ou SRAS-CoV-2 en version francisée tendrait comme les autres coronavirus humains, une fois la phase endémique atteinte et une primo-exposition dans l'enfance, le CoV-2 pourrait n'être pas plus virulent qu'un rhume. D'ici-là, il va falloir en passer par la vaccination afin d'atteindre le stade de l'immunité collective.

Subsidiairement, il est à noter que, les gestes barrières et les mesures de prévention de la covid-19 ont une incidence positive sur la faible évolution, pour l'instant, du taux de grippe saisonnière dans l'hémisphère Nord. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sur la base des données de surveillance mondiales recueillies jusqu'à la fin du mois de décembre 2020, l'activité grippale dans l'hémisphère nord est à des niveaux aussi faibles qu'un été ordinaire.

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